Prise de position des CFF sur la mise en consultation FTP.

Les CFF ont pris position dans le cadre de la mise en consultation de la vue d’ensemble du financement des projets d’infrastructure des transports publics (FTP). Ils saluent la direction que prend ce projet ainsi que ses réflexions de base. Le «Futur développement de l’infrastructure ferroviaire (ZEB)» introduit en trafic grandes lignes des temps de parcours réduits sur de nombreux tronçons, de meilleures correspondances et une offre étoffée pour les voyageurs. Parallèlement, les capacités nécessaires sont créées pour permettre un transfert efficace de la route au rail en trafic marchandises de transit. Dans leur prise de position, les CFF craignent que le paquet ZEB soit mis à mal «pour des raisons politiques». Ils mettent en évidence cinq points faibles du projet mis en consultation.

Les CFF soutiennent «avec vigueur» la direction que prend la vue d’ensemble FTPOuverture du lien dans une nouvelle fenêtre., comme ils l’écrivent dans leur réponse à la mise en consultation. Le «Futur développement de l’infrastructure ferroviaire (ZEB)»Ouverture du lien dans une nouvelle fenêtre. garantit une transformation du réseau ferroviaire suisse adaptée à la demande croissante de trafic au cours des décennies futures. En trafic voyageurs, les projets ZEB permettent de réduire les temps de parcours sur de nombreuses lignes, d’améliorer les correspondances et d’étoffer l’offre. Dans l’ensemble, l’attractivité des relations entre la Suisse orientale et la Suisse occidentale s’en trouve sensiblement améliorée. ZEB crée parallèlement les capacités nécessaires pour un transfert efficace du trafic marchandises de transit sur le rail, ainsi qu’une accélération dans le trafic marchandises intérieur. En outre, le ZEB forme une base future pour le développement continu du trafic régional et des réseaux RER.


Ne pas mettre en danger l’utilité du paquet global.

Les CFF soutiennent aussi les réflexions de base de la vue d’ensemble FTP. Les projets ZEB sont à coordonner étroitement avec les autres projets FTP et particulièrement avec les NLFA. Les projets d’infrastructure contenus dans le cadre ZEB de 5,2 milliards de francs forment un paquet harmonisé, qui permet seulement la réalisation globale des offres de transport. «En aucun cas, des projets isolés de construction ne devraient être extraits du paquet global ou échangés pour des raisons politiques», peut-on lire dans la prise de position des CFF, car, «dans ce cas, l’offre centrale ne serait plus réalisable dans sa globalité et remettrait en question l’utilité des améliorations de ZEB».


Cinq points faibles.

Les CFF réagissent positivement sur l’ensemble du projet mis en consultationOuverture du lien dans une nouvelle fenêtre.. De leur point de vue, celui-ci présente toutefois cinq points faibles importants:

  • Les moyens mis à disposition pour ZEB arrivent trop tard: les CFF ont besoin des premiers crédits à partir de 2011. Selon la proposition du Conseil fédéral, ces moyens ne seront à disposition qu’à partir de la moitié de la prochaine décennie. De cette façon, la mise en service de constructions importantes et urgentes, comme la ligne diamétrale de Zurich et les accès aux NLFA, s’en trouveraient retardées de plusieurs années.
  • Les surcoûts liés aux NLFA mettent en danger la réalisation de l’offre de ZEB: la vue d’ensemble actuelle FTP lie étroitement le projet des NLFA à ZEB. L’offre centrale de ZEB n’est garantie financièrement que si les coûts des NLFA culminent à 18,1 milliards de francs au maximum. Les CFF exigent une séparation claire entre le financement de ZEB et le financement de dépassements éventuels liés aux NLFA.
  • Une perspective du financement des options d’extensions fait défaut: diverses options d’extensions ouvrent la possibilité de compléter au niveau régional l’offre centrale de ZEB. Ces options ne sont pas comprises dans le cadre défini de 5,2 milliards de francs. Les CFF seraient satisfaits si pour certains de ces projets, une perspective de financement serait créée «aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du fonds FTP».
  • Les principes fixés légalement limitent inutilement la marge de manœuvre de l’entreprise: la liste des infrastructures liées légalement de l’actuelle vue d’ensemble est nettement plus détaillée que celles contenues par exemple dans les messages de Rail 2000 et de celui des NLFA. Un tel degré de détail n’est pas de mise en raison du délai à long terme considéré et du développement en cours du marché et de la technologie. Ces notions ne peuvent pas être définies avec exactitude aujourd’hui. Il serait dès lors plus opportun de ne définir dans la loi que les projets les plus importants.
  • Il manque une perspective pour le développement du réseau ferroviaire après ZEB: le projet donne une vue d’ensemble des réalisations à venir en matière d’infrastructure ferroviaire définies dans le cadre des 30,5 milliards de francs du fonds FTP à réaliser jusqu’en 2030. Plusieurs projets à long terme et dont l’importance n’est pas discutée, comme le tunnel du Zimmerberg 2 et le tunnel du Wiesenberg n’y figurent pas. Du point de vue des CFF, le message à réaliser devrait au moins contenir une perspective établissant le financement de la poursuite du développement de l’infrastructure ferroviaire selon FTP.

Contenu complémentaire