Le projet CEVA et son futur RER reçoivent un prix international.

Le Congrès européen «Intermodes 2010» a décerné son prix au projet de liaison ferroviaire Cornavin–Eaux-Vives–Annemasse (CEVA) et au futur RER franco-valdo-genevois. Ce prix récompense les efforts fournis par tous les partenaires transfrontaliers dans l’élaboration d’un projet qui améliorera les déplacements des habitants de toute l’agglomération et au-delà.

Durant deux jours, le Congrès «Intermodes 2010» s’est consacré à l’intermodalité du transport de voyageurs en Europe. Lors des débats qui ont rassemblé des personnalités internationales du monde professionnel et politique, un prix a été décerné pour distinguer une initiative ou un projet qui encourage l’intermodalité.

Le prix «Intermodes 2010» a été décerné hier soir à Bruxelles aux partenaires du projet CEVA et du futur RER, soit les autorités politiques des cantons de Genève et de Vaud, de la Région Rhône-Alpes, ainsi que les gestionnaires et exploitants ferroviaires CFF, Réseau Ferré de France et SNCF. Ces différents acteurs ont mis en place dès 2008 les bases indispensables du partenariat en signant ensemble un protocole d’accord de coopération sur le futur RER franco-valdo-genevois.

Interrogée sur les raisons qui ont motivé ce choix, la co-directrice du Congrès, Nathalie Leclerc, évoque l'ampleur du projet, son caractère transfrontalier, ainsi que le nombre important de partenaires impliqués: «Réussir à mettre tout ce monde d'accord, dit-elle, négocier, trouver une entente pour toutes les ramifications d'un grand réseau de transports, nous savons bien que ce n'est pas facile. Il nous a paru très important de montrer que cela est possible. J'ajoute d'ailleurs que la Suisse représente pour nous un exemple en termes d'intermodalité.»

L’intermodalité est en effet au cœur du projet CEVA, qui représente le chaînon manquant du RER franco-valdo-genevois. Avec sa réalisation, les habitants d’un vaste territoire allant bien au-delà de Genève et d’Annemasse, disposeront enfin d’un véritable réseau de transports collectifs qui ne pourra que poursuivre son développement et ne se heurtera plus aux frontières. Le projet se déploiera sur un réseau de 230 km de lignes et d’une quarantaine de gares (dont 5 nouvelles côté suisse, conçues comme des pôles d’échanges intermodaux) tant en Suisse (cantons de Genève et de Vaud) qu’en France (départements de la Haute-Savoie et de l’Ain).

Le 29 novembre dernier, les Genevois ont accepté par référendum à 61% des voix un crédit complémentaire de 113 millions de Francs suisses (environ 75 millions d’Euros), s'ajoutant aux contributions déjà acquises du canton de Genève et de la Confédération suisse, pour la construction du CEVA. Ce résultat démontre le fort soutien populaire qui accompagne ce projet. Le premier coup de pioche pourrait avoir lieu courant 2010. Côté français, l’enquête publique se déroulera à l’automne 2010 et le démarrage des travaux est envisagé en 2012. La mise en service du projet CEVA dans sa globalité devrait avoir lieu conjointement en 2016.

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