L’entretien du réseau ferré va coûter plus cher.

L’Office fédéral des transports (OFT), se fondant sur une contre-expertise de l’audit de réseau des CFF, confirme qu’il faudra augmenter les moyens financiers alloués à l’entretien de l’infrastructure. Toutefois, les opinions des experts divergent sur les montants. Dans ce contexte, l’OFT et les CFF ont convenu de mettre sur pied ensemble une surveillance étroite de l’état du réseau.

Afin d’obtenir un complément de bases sur l’état de l’infrastructure ferroviaire et de prévoir les effets de l’entretien intensifié, les CFF et l’OFTOuverture du lien dans une nouvelle fenêtre. prendront régulièrement le pouls du réseau et mèneront dès 2011, dans le cadre de la nouvelle convention sur les prestations, un reporting approfondi sur son état. Les CFF fourniront des données chiffrées sur la disponibilité et la qualité du réseau, par exemple des indications sur les ruptures de rail, les perturbations liées à l’infrastructure ou les déformations de rail. Ce rapport annuel sur l’état du réseau permettra de disposer en permanence de données à jour.

Le message relatif à la convention sur les prestations entre la Confédération et les CFF pour les années 2011/12 prévoit un supplément de 160 millions de francs par année pour l’infrastructure des CFF. Pour les années 2013 à 2016, l’OFT estime qu’il faudra mettre à disposition des CFF et des chemins de fer privés des ressources plus importantes pour l’entretien de leurs infrastructures. A ce jour, ces fonds additionnels ne sont pas prévus dans le plan financier de la Confédération. Un controlling amélioré fournit des diagnostics supplémentaires sur le développement de l’état du réseau, qui constituent une base importante pour la définition du besoin de fonds à partir de 2013. Il est déjà clair aujourd'hui, qu’il faudra générer des recettes supplémentaires pour financer ce besoin.

Les moyens financiers pour les années 2011/12 seront compensés par une baisse des versements au fonds FTP. Le groupe de travail interne à l’Administration et dirigé par l’OFT «Financement de l’infrastructure ferroviaire» s’occupe du financement supplémentaire pour les années après 2013 en élaborant dès à présent des options à moyen et à long terme en vue du maintien de l’appareil de production et de l’extension du réseau ferré. Les résultats de ses travaux seront disponibles en automne/hiver 2010.


Contre-expertise de l’audit de réseau.

En février 2010, les CFF ont communiqué les résultats d’un audit externe de réseau lors d’un point de presse avec l’OFT: cet audit estimait que le besoin de fonds supplémentaires pour entretenir l’infrastructure pourrait atteindre jusqu'à 850 millions de francs par année. L’OFT a demandé un deuxième avis, ce que les CFF ont apprécié vu l’importance de la somme. Là aussi, les spécialistes concluent que les fonds prévus ne suffisent pas à garantir la capacité du réseau actuel des CFF: le complément nécessaire – déduction faite du potentiel d’économies dû à des gains d’efficience des CFF – peut atteindre jusqu'à 500 millions de francs.

Les spécialistes chargés de la contre-expertise estiment que la méthodologie de l’audit de réseau des CFF est bonne, tout en constatant parfois des simplifications, de l’imprécision dans les bases de données ou des approches conservatrices en ce qui concerne la durée de vie d’éléments infrastructurels ou les valeurs de remplacement. La différence entre les sommes totales s’explique en grande partie par le fait que dans la contre-expertise, les économies de coûts dues à des gains d’efficience des CFF sont déjà déduites, alors que l’audit de réseau les énumère sans les soustraire. De plus, la contre-expertise donne plus de poids aux gains d’efficience possibles. Le deuxième avis chiffre les besoins à 500 millions de francs au plus. En échelonnant certaines tâches dans le temps, on pourrait diminuer ce besoin durant les années 2013 à 2016.

L’audit de réseau et la contre-expertise forment une bonne base pour les mesures nécessaires. Vu les coûts élevés du maintien de l'appareil de production du réseau CFF, ces mesures sont indispensables. Elles demanderont des efforts aux CFF, à la Confédération et aux clients du rail.


Les CFF fournissent une contribution de poids.

Les CFF cherchent constamment à augmenter le taux d’autofinancement afin de recourir le moins possible aux fonds publics.
De ce point de vue, les CFF fournissent une contribution de poids à la maîtrise des coûts supplémentaires constatés du maintien de l'appareil de production. Un programme d’efficience complet va permettre des économies de coûts annuelles de plus de cent millions de francs. Les premières mesures de ce paquet sont déjà en cours de mise en œuvre et permettent d’économiser environ 50 millions de francs de coûts à partir de 2011. En professionnalisant leur gestion des installations, les CFF vont réduire autant que possible les frais d’entretien de l’infrastructure ferroviaire, par exemple en regroupant des travaux ou en révisant les standards techniques.

Vu l’énorme importance d’une infrastructure ferroviaire en bon état de fonctionnement pour le développement économique et social du pays, les investissements dans le réseau ferroviaire sont des investissements dans l’avenir ainsi que dans la réussite et la prospérité du pays.

» Transparents de la conférence de presse.Ouverture du lien dans une nouvelle fenêtre.

» Contre-expertise de l'audit de réseau (en allemand).Ouverture du lien dans une nouvelle fenêtre.

Contenu complémentaire

Téléchargements.