Les CFF et la DB développent leur partenariat.

Par la signature d’un Memorandum of Understanding, le directeur général exécutif des CFF, Andreas Meyer et le président du présidium de la Deutsche Bahn AG et de DB Mobility Logistics AG, Rüdiger Grube, ont convenu le développement commun du trafic ferroviaire entre la Suisse et l’Allemagne. L’amélioration de l’infrastructure, l’acquisition de nouveaux véhicules et l’abaissement des temps de parcours augmenteront l’attractivité des voyages en train entre les deux pays. Afin de commercialiser de façon optimale les augmentations de trafic en découlant, les deux entreprises prévoient de fonder une nouvelle filiale commune.

Les CFF et la Deutsche Bahn DB renforcent leur coopération en trafic grandes lignes transfrontalier. Le but des partenaires est d’augmenter la part de marché du rail entre la Suisse et l’Allemagne. Pour y parvenir, ils vont fonder une filiale commune. Un Memorandum of Understanding dans ce sens a été signé aujourd’hui à Bâle lors de la rencontre du directeur général exécutif des CFF, Andreas Meyer et du président de la direction de la Deutsche Bahn AG, Dr. Rüdiger Grube.

«Nous voulons faire profiter notre clientèle du grand potentiel de l’amélioration des infrastructures en Allemagne et en Suisse» a souligné Rüdiger Grube. «Cela signifie: davantage de trafic international ferroviaire entre l’Allemagne et la Suisse, un confort rehaussé et des temps de parcours réduits. Avec les CFF, nous disposons d’un partenaire important et fiable.»

Deux marques fortes et la conscience réciproque de la qualité sont à la base de cette coopération. Aujourd’hui déjà, les CFF et la DB offrent quotidiennement quelque 35 relations directes en trafic longues distances entre les deux pays. L’année dernière, ces relations transfrontalières ont enregistré plus de 4,5 millions de voyageurs. Entre 2006 et 2009, la moyenne des personnes transportées entre les deux pays a pu être augmentée de presque 3 pour cent par an, malgré un contexte économique difficile. Cette tendance se poursuit : pendant le premier semestre 2010, on a enregistré une augmentation réjouissante de plus de 7 pour cent. Les CFF et la DB son convaincus de pouvoir augmenter le nombre de passagers en trafic ferroviaire à l’avenir et de prendre encore des parts de marché à la route et à l’avion.


Gains de temps de parcours et nouveaux trains.

Sur la base de la coopération réussie «Rheinalp» conclue en 2006, les partenaires veulent introduire un management commun de corridor. Les activités de marketing seront renforcées et un management global de la qualité des transports institutionnalisé. Avec une participation de 60 pour cent, les CFF détiendront la majorité de la nouvelle filiale commune. Son siège sera établi en Suisse.

La réalisation de l’extension de l’offre est prévue pour fin 2014; elle implique l’agrandissement de la flotte moderne de véhicules. Contrairement à la situation actuelle, davantage de trains CFF sont prévus pour une mise en service en Allemagne. Un appel d’offre adéquat sera lancé. Le premier engagement des trains est prévu pour décembre 2014. «Nous comptons investir près d’un milliard de francs pour l’acquisition de nouveaux trains à longues distances», a expliqué le directeur des CFF, Andreas Meyer. Il a encore complété : «La coopération avec la DB concrétise l’importance de notre marché et de notre savoir-faire et renforce parallèlement notre confiance au niveau du trafic international.»

L’offre des trains entre la Suisse et l’Allemagne sera accrue dans le cadre de la coopération. A l’avenir, la clientèle bénéficiera de temps de parcours réduits en trafic transfrontalier grâce aux grandes améliorations des infrastructures en Suisse et en Allemagne. La durée du voyage entre Zurich et Munich sera réduite de probablement 40 minutes dès 2016 grâce à l’électrification continue de cette ligne. Le nombre de relations quotidiennes entre ces deux métropoles doit pouvoir être doublé. La capitale du Land de Bavière ne sera plus qu’à 3 heures 30 de Zurich. Un temps de parcours intéressant pour les voyages d’affaires. La transformation de la ligne du Rhin supérieur jusqu’en 2022 permettra aux deux entreprises de réduire le temps de parcours d’une demi-heure entre Bâle et Francfort. Ce temps de parcours est aujourd’hui encore de trois heures. Pour les voyages de loisirs, les destinations appréciées en Valais, au Tessin et aux Grisons se rapprochent. La mise en service du tunnel de base du Saint-Gothard prévue en 2018 met Lugano à moins de cinq heures de Stuttgart par exemple.

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