Premier rapport intermédiaire sur le RER fribourgeois 2011.

C’est une véritable course contre la montre qui s’est engagée pour la mise en service de la première étape du RER fribourgeois dans les délais prévus par le canton de Fribourg, soit pour mi-décembre 2011. Le Comité de pilotage du projet vient de délivrer son premier rapport intermédiaire à l'attention de la délégation du Conseil d'Etat constituée à ce sujet. Les problèmes à résoudre sont nombreux, le temps presse. La planification prévue doit être scrupuleusement respectée pour permettre au RER fribourgeois de rouler en décembre 2011.


Organisation.

La mission pour la mise en place de cette première étape ayant été confiée aux Transports publics fribourgeois, c'est naturellement le Président du Conseil d'administration, Christian Castella, qui préside le Comité de pilotage du RER fribourgeois. Celui-ci est composé de représentants des deux compagnies de transports, TPF et CFF. Le Service des Transports et de l’énergie du canton de Fribourg (STE) et l’Office fédéral des Transports (OFT) sont également représentés. Ce Comité s’est déjà réuni à six reprises depuis sa constitution formelle le 15 janvier 2010. Afin de coordonner les travaux effectués au sein des deux entreprises, six comités ont été créés, trois au plan administratif, trois autres au plan technique. Un septième comité, chargé de la communication, complète le dispositif mis en place.


Calendrier global.

Le projet de RER fribourgeois dévoilé par le Conseil d’Etat le 4 décembre 2009 prévoit une mise en service par étapes, avec une montée en puissance de l’offre pour un achèvement prévu en décembre 2014, dépendant de la réalisation des infrastructures nécessaires.

La première étape doit être réalisée pour le changement d’horaire de décembre 2011 avec le lancement d’une liaison ferroviaire directe Bulle–Romont–Fribourg–Berne, avec une cadence à l'heure, opérée par les CFF et une liaison Bulle–Romont–Fribourg avec une cadence à l'heure également, opérée par les TPF. Alors que les CFF s'offrent encore la possibilité d'utiliser soit des rames Domino soit des rames FLIRT, les TPF mettront à disposition de la clientèle leurs rames FLIRT récemment commandées.

A la même échéance, les TPF reprendront les courses additionnelles effectuées actuellement entre Estavayer-le-Lac et Fribourg par les CFF, mais sans extension de cadence.

La deuxième étape est prévue pour le changement d’horaire de décembre 2014, avec l’introduction d’une cadence semi-horaire sur toutes les lignes ferroviaires régionales de et à destination de Fribourg, à savoir les lignes Fribourg–Berne, Fribourg–Payerne–Estavayer-le-Lac–Yverdon-les-Bains, Fribourg–Morat–Neuchâtel/Chiètres et Fribourg–Romont.


Etat de la situation.

Les différents comités constitués se sont réunis à plusieurs reprises depuis le début de cette année. Une première évaluation des aspects financiers du RER fribourgeois a pu être obtenue en faisant la synthèse de projections sur la fréquentation et les recettes estimées, sur les investissements nécessaires et sur les coûts d’exploitation. Ces données financières sont constamment affinées, en fonction de l’avancement des éléments du projet.

Selon les prévisions arrêtées à ce jour, les deux nouvelles lignes directes Bulle–Berne et Bulle–Fribourg citées ci-dessus devraient accueillir près d'un million de voyageurs au cours de la première année d'exploitation, en 2012. Ces clients seront pour la plupart des clients qui quitteront le service des liaisons routières et ferroviaires existantes. Cependant, ces prestations directes entre villes généreront aussi un transfert modal en direction des transports publics.


Infrastructures.

La mise en oeuvre de la première étape du RER fribourgeois est directement conditionnée par les travaux à réaliser sur l’infrastructure de la ligne Bulle–Romont. Trois points de croisements sont à l'étude, à Vaulruz, Sâles et Vuisternens devant Romont. Il s'agit de procédures relativement longues qui doivent être menées par l'OFT avant que les travaux de génie civil et la mise en place des installations de sécurité ne puissent commencer. Les démarches en vue de réduire le nombre de franchissement de voies devront être également renforcées le long de cet axe.

Pour les TPF, l’agrandissement de l'atelier de Planchy et la possibilité de parquer des rames ferroviaires sur le terrain de Givisiez sont aussi à l’agenda.

Aux CFF, il s’agit de lancer les études pour l'aménagement des gares de Cheyres, Grolley et Givisiez et de régler certaines surcharges de trafic entre Romont et Fribourg avec la réalisation d'une voie de dépassement à Chenens et entre Palézieux et Puidoux.


Conclusion.

Le projet évolue de manière satisfaisante bien que son calendrier de travaux soit extrêmement contraignant. Les deux opérateurs sont également dépendants de la signature de conventions cantonales leur donnant mandat d'investir dans le RER fribourgeois. Et ils s’inquiètent des projets de réduction de financement qui pourraient leur être imposés au niveau des crédits mis à disposition par les autorités fédérales.

Un deuxième rapport intermédiaire sur l'avancement du projet est programmé pour la fin de cette année.

Transports publics fribourgeois (TPF)Ouverture du lien dans une nouvelle fenêtre.

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