Les CFF rénovent le viaduc de Guin.

Le pont ferroviaire de Guin, situé sur la ligne Fribourg – Berne, va bénéficier d’une cure de jouvence. Au final, le tablier sera renouvelé et les piles assainies. Débutés à la fin de l’automne dernier, les travaux se termineront en février 2018. Le chantier n’a pas de répercussion sur la clientèle.

Construit en 1860, ce viaduc permet le passage de la voie au-dessus du ruisseau Horiabach. La superstructure est composée de six arches principales et deux secondaires en éléments de béton préfabriqués reposant sur des piles en béton et en maçonnerie de pierre naturelle. Les têtes des piles et les arches sont surmontées de béton de remplissage donnant à l’ouvrage un caractère ancien. Suite à une transformation, une pile sur deux a été construite en béton. L’ouvrage présentant désormais une étanchéité défaillante, les CFF entreprennent des travaux dans le but de garantir sa durabilité et la sécurité de l’exploitation ferroviaire.

Le chantier prévoit la démolition de la partie supérieure du tablier existant et la reconstruction d’une auge en béton armé. Une nouvelle étanchéité sera mise en place et le système d’évacuation des eaux sera amélioré. La structure sera ainsi mieux protégée contre les infiltrations d’eau. Le profil du tablier sera en outre élargi afin d’augmenter l’écart entre les deux voies à 3,8 mètres ainsi qu’entre la voie et les barrières à 3,1 mètres. L’assainissement du viaduc est réalisé en deux phases: la démolition de la voie coté Jura sera entreprise dès le mois de mars 2017; elle sera suivie de la reconstruction de l’auge, puis fin juillet 2017, de l’étape clé, le basculement des voies. Les trains circuleront alors sur la nouvelle voie ce qui permettra de poursuivre les travaux côté Alpes. Effectués sur une voie en alternance et essentiellement de jour, ceux-ci n’entraveront pas la circulation des trains, qui disposeront toujours d’une voie libre. 

Les CFF entretiennent un des réseaux ferroviaires le plus densément utilisé au monde. L’année dernière, 101,5 trains en moyenne ont circulé par voie principale et par jour. Une utilisation aussi intensive nécessite entretien et renouvellement pour assurer la sécurité et la ponctualité des trains. Raison pour laquelle, les CFF changent les rails, les traverses, le ballast et la ligne de contact sur ce tronçon. Quant à la voie, elle sera rehaussée. Le montant total des travaux s’élève à 14 millions de francs. Les CFF réduisent autant que possible les nuisances sonores engendrées par le chantier et remercient les riverains pour leur compréhension.

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